Logo EHESS

baobab
Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Les internationalismes au miroir des littératures et des cinémas (Afrique, Asie, Amérique latine)

  • Michèle Leclerc-Olive, chargée de recherche au CNRS (*) (TH) ( IRIS )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er jeudi du mois de 15 h à 18 h (salle 1, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), du 1er décembre 2016 au 1er juin 2017. La séance du 2 mars est reportée au vendredi 3 mars de 15 h à 17 h 30 (salle Jean-Pierre Vernant, 8e étage, bât. Le France). Séance supplémentaire le 20 avril (salle A05_51, 5e étage, 54 bd Raspail 75006 Paris). La séance du 4 mai est avancée au 2 mai.

La séance du 20 avril 2017 se déroulera en salle A05_51 (5e étage) 54 bd Raspail 75006 Paris. La séance du 2 mai se déroulera en salle AS1_24 (1er sous-sol) ; celle du 1er juin se déroulera en salle BS1_28 (1er sous-sol) 54 bd Raspail 75006 Paris.

L’équipe d’animation du séminaire : Gabrielle Chomentowski, Giulia Fabbiano, Marie-Antoinette Hily, Michèle Leclerc-Olive, Melissa Thackway

Le séminaire entend poursuivre les recherches entreprises au cours des dernières années. Après s’être centré sur la formation des cinéastes africains (2013-2014) et sur les influences du cinéma soviétique sur les cinéastes d’Afrique et d’ailleurs (2014-2015), le séminaire 2015-2016 a exploré les liens entre le devenir des différents courants  internationalistes, et les écritures cinématographiques et littéraires, principalement africaines. Trois fils de recherche ont été menés conjointement :

  • l'analyse comparée de ces diverses formes d’internationalisme (négritude, panafricanisme, cosmopolitisme, internationalismes soviétique, cubain, mouvemnet des non-alignés, etc.) ;
  • les temps forts de leur expression publique (festivals, rencontres, revues, etc.) ;
  • la contribution de la création artistique à l’expression et au devenir des manières de voir le monde.

Le séminaire 2016-2017 poursuit cette exploration en soumettant les études de cas à une interrogation épistémologique plus profonde : les diverses dichotomies catégorielles (Est-Ouest, capitalisme/socialisme, fiction/no fiction, etc.) ne configurent-elles pas encore aujourd'hui nos analyses ? En invitant les conférenciers à analyser les diverses formes de crossing lines qui marquent leurs objets de recherche, nous entendons restituer aux situations examinées les complexités que ces schématismes pourraient occulter.

Jeudi 1er décembre 2016 : séance consacrée à l’Algérie, et notamment au devenir des résistances coloniales et postcoloniales.
Les débats seront introduits par la projection du film (1985, 105 mn) : Ô combien je vous aime de Azzedine Meddour (1947-2000)
Ce film a obtenu le 1er prix du Festival américain du film à New York, section « Perspective ».
Àpartir d’images d’archives, notamment des journaux télévisés français, le réalisateur dresse un portrait au vitriol de la colonisation française en Algérie. Avec humour et ironie. Subversif et brillant montage d’archives, le film n’est pas un film sur l’histoire mais sur le discours.
« Un morceau d'anthologie pour sa façon de dynamiter l'image coloniale, musique de western illustrant des scènes de ratissage, bons indigènes jouant du jazz au lieu d'un air traditionnel, sans oublier une publicité d'époque pour les shampoings Dop utilisés par les troufions », écrit Joëlle Stoltz. Africultures.
Azzedine Meddour a fait ses études cinématographiques au VGIK à Moscou : Gabrielle Chomentovski évoquera la formation et le parcours de ce cinéaste disparu trop tôt.   
Dans le cadre des débats, Giulia Fabbiano présentera son dernier ouvrage : Hériter 1962 : Harkis et immigrés algériens à l'épreuve des appartenances nationales, paru en septembre 2016 aux PUPO. 
Cette séance prolonge les rencontres et projections de l’an dernier, notamment la présentation du film de William Klein (1970 – 90 mn) Festival Panafricain d’Alger par Habiba Dhjanine, le 17 novembre 2015, invitée dans le cadre du programme ELITAF,  ainsi que Daho Djerbal, historien, (université d’Alger 2) et  directeur de la revue Naqd, qui avait présenté le 4 février 2016, une intervention intitulée  «  Du panafricanisme à la Tricontinentale. Y a-t-il eu une expression tiers-mondiste dans l’Algérie des années 1960-1970 ? ». Elle s’inscrit également dans le volet du programme ELITAF consacré à la formation des cinéastes africains dans les pays de l’ex-bloc socialiste.   

Jeudi 5 janvier 2017 : Marie-Laure Geoffray (Université Paris 3 – IHEAL CREDA) « Circulations révolutionnaires croisées Cuba-Nicaragua-Venezuela »
La présentation prendra appui sur les résultats d'une recherche publiée dans Critique Internationale en 2015* et qui avait pour objet les flux circulatoires entre trois gouvernements qui se présentent comme « révolutionnaires » : le gouvernement cubain (1959-), le Nicaragua sandiniste (1979-1990 et 2006-) et le Venezuela chaviste (1998-), à la fois sous la guerre froide et après le tournant du XXIè siècle. Son objectif est de mieux prendre en compte la dimension transnationale de ces « révolutions », qui ont rarement été étudiées hors de leur espace national.
Elle s’appuiera également sur un court-métrage inédit sur les politiques d’alphabétisation au Nicaragua dans les années 1980 (10 mn), ainsi que sur le film documentaire Nicaragua... El Sueno de Una Generacion (2012) de Roberto Persano.
* Marie-Laure Geoffray et Jan Verlin, « Circulations révolutionnaires et légitimations croisées. Cuba-Nicaragua-Venezuela » , Critique Internationale n° 68, 2015.

Jeudi 2 février 2017 : Caroline Moine (Université de Versailles-Saint Quentin en Yvelines, Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines), « Cinéma, solidarité internationale et guerre froide : le cas du Chili »

Vendredi 3 mars 2017 : Melissa Thackway (INALCO et Sciences Po), « Dépasser les limites : frontières, circulations et identités dans les cinémas d'Afrique et de sa diaspora »

“La première chose que l’indigène apprend, c’est de rester à sa place, à ne pas dépasser les limites.

C’est pourquoi les rêves de l’indigène sont … des rêves d’action …

Je rêve que je saute, que je nage, que je cours … que je franchis le fleuve d’une enjambée… ”

Frantz Fanon, Les Damnés de la terre, 1961.

Avec constance, la question des frontières traverse les cinémas d'Afrique et sa diaspora depuis les premières œuvres de l'ère des Independances. Dans notre monde global, postcolonial, de nombreux films africains transnationaux représentent et questionnent les frontières, tout en explorant les thèmes corollaires de l'itinérance, de la circulation, et de la territorialité.

Enracinés dans des vécus personnels, imposant des voix subjectives, les films présentés durant ce séminaire dépassent non seulement les limites spatiotemporelles, mais aussi celles du genre, mélangeant le réel, le documentaire et la fiction. En réinventant des filiations, des généalogies et en explorant les mémoires, ces films abordent sous un autre prisme la question des internationalismes, en revendiquant une présence africaine polymorphe et mouvante, une appartenance, au monde.

  • Discutante : Alexandra Galizine-Loumpet (CESSMA, Non-lieux de l'exil).
Jeudi 20 avril 2017 (salle A05_51, 5e étage, 54 bd Raspail 75006 Paris) :
  • Marian Nur Goni (EHESS – CRAL), « Le “Mogadishu Pan-African Film Symposium” (MOGPAFIS, 1981-1985), au cœur d’échanges transnationaux »
  • Alessandro Jedlowski (FRS – FNRS), « Le cinéma éthiopien : des premiers films aux développements récents »

Mardi 2 mai 2017 (salle AS1_24, 1er sous-sol, 54 bd Raspail 75006 Paris) : Raquel Schefer (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 et réalisatrice), « Le cinéma révolutionnaire mozambicain et le cinéma de Libération »

Jeudi 1er juin 2017 (salle BS1_28, 1er sous-sol, 54 bd Raspail 75006 Paris) : Sébastien Layerle (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 – IRCAV), «  Guy Hennebelle, un critique engagé avec les cinémas du tiers-monde (Algérie, 1963-1968) » 

Mots-clés : Violence,

Renseignements :

par courriel.

Direction de travaux d'étudiants :

sur rendez-vous.
 

Réception :

par courriel.

Niveau requis :

master 1.

Adresse(s) électronique(s) de contact : mleclerc(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 5 avril 2017.

Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
Réalisation : Direction des Systèmes d'Information
[Accès réservé]