Logo EHESS

baobab
Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

La terreur d’État au Guatemala : (1960-1996)

  • Gilles Bataillon, directeur d'études de l'EHESS (TH) ( CESPRA )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Mardi de 17 h à 19 h (salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail 75006 Paris), du 8 novembre 2016 au 7 février 2017

Des années 1960 au milieu des années 1990 le Guatemala a été le théâtre d’une guerre interne qui s’est traduite par de multiples opérations de terreur menées par les Forces de l’ordre à l’encontre de différentes forces d’oppositions, tant politique que syndicale et plus encore des mouvements de guérillas et des populations soupçonnées de leur apporter leurs soutiens. Ce sont près de 100 000 personnes qui ont disparu ou ont été assassinées, pour la plus part de la fin des années 1970 au début des années 1980 et dans leur immense majorité par les forces de l’ordre.

Mon propos sera de comprendre comment les régimes en place, civils et militaires, pensèrent et agirent face à leur opposants de toute nature dans les années 1960 puis dans les années 1970-1980. On étudiera notamment les modalités de la terreur contre-révolutionnaire mise en place par les forces armées dans les années 1970-1980 et plus spécifiquement par quels mécanismes on passa d’une terreur sélective à des assassinats de masse contre des villages entiers. Comment qualifier ces modalités d’action qui quelle que soient l’ampleur des crimes commis par les forces de l’ordre ne sauraient pour autant s’apparenter à un génocide mais plus, pour reprendre le vocabulaire des organisations de défense des droits de l’homme, à un « terrorisme d’État ». On analysera pour ce faire plusieurs enquêtes menées auprès des militaires guatémaltèques comme différents rapports sur les violations des droits de l’homme commises tout au long des ces années, rapports rédigés soit pendant les évènements soit au terme de ceux-ci pour tenter d’en faire un bilan. On comparera pour finir ces expériences de la terreur avec celles menées par les militaires français en Indochine et au Vietnam, comme avec celles menées par les militaires sud-américains dans les années 1970-1980.

NB : Une connaissance minimum  de l’espagnol et de l’anglais est indispensable au suivi du séminaire.

6 décembre : j'accueillerai  avec Delphine Lacombe chercheure à l'URMIS, spécialiste du Nicaragua, Ana Margarita Vijil, présidente du Mouvement de rénovation sandiniste (MRS). Elle viendra faire une présentation sur la situation politique nicaraguayenne au lendemain des élections frauduleuses de novembre dernier.

Aires culturelles : Amériques,

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Sociologie

Intitulés généraux :

  • Gilles Bataillon- Sociologie et histoire des formes du politique en Amérique latine, XIXe-XXIe siècle
  • Renseignements :

    contact par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous après envoi d'un projet de cinq à dix pages.

    Réception :

    sur rendez-vous après envoi d'un projet de cinq à dix pages.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : Gilles.bataillon(at)ehess.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 6 décembre 2016.

    Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
    Réalisation : Direction des Systèmes d'Information
    [Accès réservé]