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Prospective/rétrospective. Passé/futur : les temps de la recherche sur l’environnement. Regards croisés entre sciences humaines et sociales et sciences de la nature

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er et 3e vendredis du mois de 13 h à 16 h (salle 2, RdC, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris), du 2 décembre 2016 au 17 mars 2017. La séance du 17 février est annulée

Ce séminaire propose une réflexion sur la façon dont différentes disciplines (histoire, économie, climatologie, écologie, archéologie…) prennent en compte la dimension temporelle des phénomènes étudiés et la façon dont elles se situent par rapport au temps. Il questionne la pertinence des échelles de temps qu’elle retiennent et la façon dont elles découpent le temps. Ainsi l’écologie appréhende-t-elle un temps dynamique mais généralement a-historique, l’archéologie ou l’histoire s’attachent au passé sur des durées plus ou moins longues, la prévision économique ou climatologique se tourne vers le futur et tente de reproduire le passé, ou ce qu’elle croit être le passé, alors que la démarche prospective, quelle que soit la discipline dans laquelle elle s’applique, entend explorer de possibles futurs. Mais en matière d’environnement, les objets de recherche sont par nature complexes. Leur étude demanderait, en principe, une collaborations des disciplines et un travail sur le temps long qui prenne en compte l’ensemble des facteurs en relation avec l’objet étudié et leurs interrelations.  Ce séminaire se fixe plusieurs objectifs. En donnant la parole à des chercheurs issus de différentes disciplines de sciences humaines et sociales comme de sciences de la nature intéressés par l’environnement, il leur donnera l’occasion de justifier leur conception du temps, la place qu’ils lui accordent et l’usage qu’ils en font dans leur recherches. Il cherchera à promouvoir la variation des échelles de temps, la prise en compte du temps long et la pratique d’une l’interdisciplinarité « forte », entre sciences encore peu habituées à travailler ensemble.

Programme :

2 décembre :

  • Catherine Boemare, EHESS (économie) « La prospective territoriale ou l’articulation des interactions homme/milieux à différentes échelles de temps et d’espaces »
  • Jean-Charles Hourcade  CNRS et EHESS (économie) « Histoire de la prospective énergie/développement : un antidote à la fragmentation intellectuelle »

16 décembre :

  • Hervé Le Treut, CNRS (climatologie) « Après la COP21 et la COP22 : un nouveau rôle pour les sciences du climat. »
  • Luc Abbadie,  Université Pierre et Marie Curie (écologie) « Ecologie : les temps emboités »

6 janvier :

  • Elisabeth Remy, INRA (sociologie) « La qualité du sol urbain nourricier en débat. Quel héritage et quelle échelle temporelle prendre en compte ? »
  • Antoine Missemer, CNRS (économie) « Prévisions et prospectives énergétiques dans l'histoire de l'analyse économique »

20 janvier :

  • Benoît Hazard, CNRS (anthropologie) « Les revendications d'autochtonie à l'épreuve des changements socio-écologiques, ou comment faire anthropologie des "paysages contestés" dans les maasailand kenyans. »
  • Sabine Barles, Université Paris 1 (urbanisme) « Techniques et environnement urbains : trajectoires et transitions »

3 février :

  • Franck Lecoq, CIRED (économie) « Construction des futurs de long terme en modélisation prospective »
  • Anne-Marie Granet, Université Grenoble-Alpes (histoire contemporaine) « L'intérêt du temps long pour l'approche environnementale »

17 février :

  • Vincent Viguié CIRED (économie) « Comment anticiper l'étalement des villes ? application au cas de l'analyse de politiques climatiques »
  • Corinne Beck, Université de Valenciennes (archéologie et histoire médiévale) et Marc Galochet, Université de Valenciennes (géographie) « Géohistoire forestière : regards croisés »

3 mars :

  • Raphaël Morera, CNRS (histoire moderne) « Les temporalités de l'environnement à l'époque moderne : tendances, chocs et résiliences »
  • Laurence Lestel, CNRS (chimie et histoire des techniques) « Les temps de la mesure »

17 mars

  • Yves Luginbühl, CNRS (géographe) « Les temps de l’environnement : espaces/temps de l'interaction sociétés – natures »
  • Catherine Boemare, EHESS (économie)  et Geneviève Massard-Guilbaud, EHESS (histoire contemporaine) « Bilan du séminaire »

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire - Problèmes généraux

Intitulés généraux :

  • Geneviève Massard-Guilbaud- Histoire environnementale, économique et sociale du monde contemporain
  • Renseignements :

    pour tout renseignement, contacter Geneviève Massard-Guilbaud ou Catherine Boemare par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous pris par courriel.

    Réception :

    sur rendez-vous pris par courriel.

    Niveau requis :

    licence.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : massard(at)ehess.fr, boemare(at)centre-cired.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 7 février 2017.

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