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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Something you should know : artistes et producteurs aujourd'hui

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Vendredi (bd Raspail 75006 Paris), cf. calendrier des séances et salles ci-dessous

  • Vendredi 30 septembre 2016, de 10 h à 13 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 7 octobre 2016, de 10 h à 13 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 21 octobre 2016, de 10 h à 13 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Mercredi 16 novembre 2016, de 19 h à 21 h : Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris
  • Vendredi 18 novembre 2016, de 10 h à 13 h : salle de réunion, IISMM, 96 bd Raspail
  • Mercredi 23 novembre 2016, de 19 h à 21 h : Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris
  • Vendredi 25 novembre 2016, de 10 h à 13 h : salle de réunion, IISMM, 96 bd Raspail
  • Vendredi 16 décembre 2016, de 10 h à 13 h : salle de réunion, IISMM, 96 bd Raspail
  • Vendredi 13 janvier 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Mercredi 25 janvier 2017, de 19 h à 21 h : Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris
  • Vendredi 27 janvier 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 10 février 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 24 février 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 10 mars 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Mercredi 29 mars 2017, de 19 h à 21 h : Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris
  • Vendredi 24 mars 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 21 avril 2017, de 9 h à 11 h : salle 4, 105 bd Raspail
  • Vendredi 28 avril 2017, de 9 h à 11 h : salle 5, 105 bd Raspail
  • Vendredi 5 mai 2017, de 9 h à 11 h : salle 4, 105 bd Raspail
  • Mercredi 10 mai 2017, de 19 h à 21 h : Maison Suger, 16-18 rue Suger 75006 Paris
  • Vendredi 19 mai 2017, de 9 h à 11 h : salle 4, 105 bd Raspail

Accueillir l'art contemporain à l'EHESS en se plaçant résolument du côté de la pratique – des artistes et des producteurs d'aujourd'hui – est l'objet du séminaire. Choix précisément daté : la chute du Mur et la mondialisation bouleversent les flux et les polarités du monde de l'art, suscitant des formes nouvelles d'activisme, de nouvelles ambitions collectives. Interroger l'espace et les formes de la représentation politique ou la constitution des nouvelles références nationales issues du monde communiste, réinscrire l'utopie au cœur de projets collectifs, questionner les légitimités majoritaires et les angles morts de la démocratie : autant de motifs pour l'art d'aujourd'hui que le séminaire se propose d'explorer en donnant la parole aux artistes, aux curateurs, aux critiques qui, travaillant hors de France, viennent à l'EHESS nous faire participer à leur expérience.

16 novembre : Laurence Rassel

Formée en arts visuels et pédagogie, Laurence Rassel (Bruxelles, 1967) poursuit une trajectoire interdisciplinaire passant des nouveaux médias à la direction d'une institution. Au cœur de son activité, qu’il s’agisse des pratiques féministes, des logiciels libres, de la direction d'une institution, ou du commissariat d'exposition, il s’agit d’interroger le contexte où elle intervient et les modes opératoires qui le structurent.
A partir de 1998, elle a été directrice artistique et s’est occupée de la gestion de Constant, une organisation sans but lucratif basée à Bruxelles. Celle-ci connecte la pensée théorique, l'usage critique des nouvelles technologies, des comportements artistiques et des questions politiques dans le réseau, tout en organisant des ateliers, des conférences et des expositions dans divers espaces publics . Elle y a initié notamment Verbindingen/Jonctions, festival multimédia international basé à Bruxelles ; Roseware, mémoire digitale collective et ouverte en collaboration avec Chris Marker et en dialogue avec son CD-Rom Immemory ; le Festival Digitales (4 éditions), un projet artistique et social réunissant chercheuses, informaticiennes et artistes, développé à Interface3, centre de formation pour femmes ; Stitch and Split, Corps et territoires dans la Science-fiction, un projet international sur les questions de race, de genre et de frontières dans la science-fiction réunissant scientifiques, auteurs et artistes. Laurence Rassel est actuellement la directrice de l'Ecole de recherche graphique de Bruxelles (ERG). Elle a été directrice de la Fundació Antoni Tàpies à Barcelone à partir de 2008 et jusqu'en juin 2015. Elle y a notamment initié un projet d'ouverture des archives institutionnelles à un réseau de travail développé dans le cadre de la plate-forme Arts combinatòries. Son programme d’expositions y a été consacré, entre autres, à Eva Hesse, Anna Maria Maiolino, Kerry James Marshall, au chorégraphe Xavier Le Roy, à l’œuvre d'Allan Kaprow et à des expositions collectives telles que In the First Circle dirigée par l'artiste Imogen Stidworthy ou Alma Matrix dont la commissaire fut Catherine de Zegher. Elle accompagne également des projets d'expositions et de création, collaborant aussi avec le dj et compositeur de musique électronique Terre Thaemlitz, avec lequel elle réalise des émissions radiophoniques.
[EN] Born in Belgium (1967) Laurence Rassel has been trained in the visual arts and in education. She has been the artistic director of Constant, a non-profit association for art and media, based and active in Brussels since 1997. Constant explores theory, critical use of the new technologies, artistic behaviour and political questions on the Internet, as well as organising workshops, conferences and exhibitions in various public spaces. The group’s main concerns are: software and freeware, gender issues, copyleft (copyright) and seeking ways of sharing new understanding of the media.
As a member of Constant, Laurence Rassel has organised a large number of events, launching both short and long-term projects that include : Jonctions, an international multimedia festival (9 editions) ; Digitales (4 editions), an artistic and social project developed at a training centre for women, now converted into workshops for women and free software ; and Stitch & Split. Selves and Territories in Science Fiction, an international project dealing with issues of race, gender and frontiers in science fiction.
Laurence Rassel is currently the director of the ERG school of the arts in Brussels. She was previously the Director of the Antoni Tàpies Foundation in Barcelona, from 2008 to 2015. She opened the institutional archive to a network of cultural agents in the frame of the Arts combinatòries platform. At the same time, Rassel developed a contemporary art program with exhibitions by Eva Hesse, Anna Maria Maiolino, Kerry James Marshall, choreographer Xavier Le Roy, the work of Allan Kaprow, and collective exhibitions such as « In the First Circle » curated by the artist Imogen Stidworthy or « Alma Matrix » curated by Catherine de Zegher. She is involved into a number of exhibition programs, and collaborates with the dj and musician Terre Thaemlitz, with whom she produces radio projects.

23 novembre : Clemens Von Wedmeyer

 « Les réalisations de Clemens von Wedemeyer se situent quelque part entre le monde perdu du cinéma et la réalité télévisuelle, écrivait Pierre Bal Blanc. « L’artiste allemand confronte les genres propres à ces modes de représentations et compare leurs différents traitements techniques de l’espace et la durée», confrontant des narrations multiples aux points de vue également multiples.

Ainsi, ces trois scénarios historiques différents imaginés dans un même lieu, la ville de Breitenau, en Allemagne, pour son installation à la dOCUMENTA(13) de Kassel, en 2012. Cette installation vidéo a trouvé un nouveau développement avec  P.O.V (point of view), présenté à Berlin l'été dernier à la Neuer Berliner Kunstverein (n.b.k.) et, actuellement, à la galerie Jocelyn Wolff (Paris). L’artiste utilise  comme matériau les films du capitaine Freiherr Harald von Vietinghoff-Riesch, caméraman amateur, officier allemand de la Wehrmacht qui a filmé l’arrière des lignes de front  en Europe durant la seconde guerre mondiale, de 1938 à 1942.

Né à Göttingen en 1974 et vivant à Berlin, Wedemeyer a étudié la photographie et les medias à la Fachhochschule Bielefeld, puis fut l’étudiant d’Astrid Klein à l’Académie des arts HGB de Leipzig (où il enseigne désormais), tout en présentant des films expérimentaux depuis 1998 ; il obtint un master en 2005, ainsi que plusieurs résidences, dont une à la Cité des Arts (Paris). Il a participé à la Biennale de Moscou en 2005, à la Biennale de Berlin en 2006, au Skulptur Projekte Münster en 2008. Il a exposé, entre autres, au Kölnischer Kunstverein et à MoMA PS1, 2006 ; The Barbican Art Centre, Londres, 2009 ; Frankfurter Kunstverein,  2011 ; Museum of Contemporary Art de Chicago,  2015. http://www.galeriewolff.com/

ENG Clemens von Wedemeyer was born in 1974 in Göttingen, Germany. He lives and works in Berlin. Between 1996 and 1998 he studies photography and media at the Fachhochschule Bielefeld. In 1998 he transfers to the HGB Academy of Visual Arts Leipzig and graduates from Astrid Kleins' class in 2002, followed by a master in 2005. In the same year he receives the Kunstpreis der Böttcherstrasse in Bremen. In 2006 he wins the German competition at Internationale Kurzfilmtage Oberhausen as well as the Karl-Schmidt-Rottluff-Stipendium. Wedemeyer exhibits at the Moscow Biennial in 2005 and at the Berlin Biennial in 2006. In 2008 he participates in Skulptur Projekte Münster. Solo exhibitions include Kölnischer Kunstverein and MoMA PS1, New York, in 2006, the Barbican Art Centre London in 2009 and the Frankfurter Kunstverein in 2011. He participates in documenta 13 in 2012, with an installation that has found a new development, "POV", which is actually shown at the Jocelyn Wolff Gallery in Paris.

30 novembre : Vivian Ziherl et Randa Maddah

En tant que « Curatorial Fellow » à l’Institut d’Art Moderne (IMA) de Brisbane, Vivian Ziherl (qui vient d’Australie et vit aux Pays-Bas) a fondé en 2015 l’agence « Imaginaires de la frontière » (Frontier Imaginaries). Il s’agit d’un outil à la croisée des champs culturel et économique, proposé à des artistes, des designers, des critiques, des membres de la société civile et des institutions culturelles  en Australie, en Palestine, aux Pays-Bas, notamment.  Dans ce cadre, Vivian Ziherl a été l’organisatrice de la 8è édition du Jerusalem Show, titrée « Before and After Origins », à l’invitation de la fondation Al Ma’mal Foundation et au sein de la biennale palestinienne Qalandiya International, dont la troisième édition, QI2016, a eu lieu en octobre dernier.

Auparavant, Ziherl a, entre 2013 et 2015, conçu le projet curatorial « Landings », avec Natasha Ginwala et le Witte de With Center for Contemporary Art de Rotterdam. De 2012 à 2014, elle a travaillé au sein de la très active plate-forme performative et collaborative néerlandaise «  If I Can't Dance, I Don't Want to Be Part Of Your Revolution. »  Elle enseigne au Dutch Art Institute (Arnhem), a été la directrice de la publication Lip Anthology (MacMillan, Kunstverein Publishing) et est actuellement doctorante en pratiques curatoriales au department d’Art, Design et Architecture de la Monash University à Melbourne

Vivian Ziherl sera accompagnée de Randa Maddah, artiste née à Majdal Shams dans le Golan syrien occupé. Elle a étudié la peinture et la sculpture au centre Adham Ismail et est diplômée en sculpture de l’Université de Damas (2005). Randa Maddah est l’une des membres fondatrices du centre d’art et de culture Fateh Al Mudarris .

http://www.qalandiyainternational.org/

ENG

In 2015 Vivian Ziherl established Frontier Imaginaries as an Institute of Modern Art (Brisbane) Curatorial Fellow. Frontier Imaginaries is an agency for cultural and economic articulation, working with artists, designers, critics, community partners and cultural institutions in Australia, Palestine and the Netherlands among others. As part of this work Ziherl was curator of Jerusalem Show VIII Before and After Origins, upon the invitatation of Al Ma’mal Foundation and as part of the 3rd Qalandiya International in 2016. Prior to this, from 2013 to 2015, Ziherl led the roving curatorial project Landings, co-founded with Natasha Ginwala and Witte de With Center for Contemporary Art (Rotterdam). From 2012-2014 Vivian worked with Dutch feminist and performance organization If I Can’t Dance, I Don’t Want to be Part of Your Revolution. She teaches with the Dutch Art Institute (Arnhem), is editor of the Lip Anthology (MacMillan, Kunstverein Publishing) and doctoral candidate in Curatorial Practice with the department of Art, Design and Architecture at Monash University, Melbourne

Randa Maddah was born in Majdal Shams in the occupied Syrian Golan. She finished courses in painting and sculpture at Adham Ismail Center and graduated from Damascus University, department of sculpture, in 2005. Maddah is a founding member of Fateh Al Mudarris Center for Arts and Culture

7 décembre : Juan Vicente Aliaga

Juan Vicente Aliaga est étroitement lié aux luttes et aux réseaux féministes, queer, décoloniaux et postcoloniaux, qu’il a contribué à développer en Espagne et dans le monde latino-américain. Il est professeur de théorie de l’art moderne et contemporain à l’Université Polytechnique de Valence (Espagne) et son enseignement comme ses travaux et ses projets curatoriaux se consacrent aux études de genre, queer et féministes, avec une
attention particulière portée sur les représentations culturelles et politiques des diversités sexuelles. Il a notamment exploré les généalogies
féministes en Espagne depuis les années 1960; la présence culturelle et visuelle des sexualités non hétéronormées dans le monde arabe; et les questions relatives à l’histoire, au déni et la mémoire dans l’Espagne contemporaine.
On retrouve ces problématiques dans ses nombreuses publications et ses expositions, pour les plus récentes: "Gina Pane. Intersecciones" (MUSAC,
León, 2016); "Paz Errázuriz" (Madrid, Fundación Mapfre, 2015, programmée au château de Tours du 24 juin au 29 octobre 2017 ) ; "Woeful Weapons. Josep Renau and Martha Rosler Reacting to War", (IVAM, Valencia, 2015); "Genealogías feministas en el arte español: 1960-2010/ Genealogies féministes dans l’art espagnol 1960-2010", (MUSAC, León, 2012)."Claude Cahun" (Jeu de Paume, Paris, 2011; Art Institute of Chicago, 2012). "Akram Zaatari: The Uneasy Subject " (MUAC, México City, 2012).  "En todas partes. Políticas de la diversidad sexual en el arte/Partout. Politiques de la diversité sexuelle dans l’art" (CGAC, Santiago de Compostela, 2009)…. Sa dernière publication (en espagnol) est consacrée aux "Désobéissances. Corps dissidents et espaces subvertis dans l’art latino-américain et espagnol 1960-2010" (Madrid, Egales, 2015). Il fait également partie de plusieurs collectifs de recherche.

ENG: Juan Vicente Aliaga is Tenured Professor of Modern and Contemporary Art Theory at the Universitat Politècnica of Valencia, Spain. His work revolves around feminist, gender and queer studies and his research and curatorial work include the representations of micropolitics, post and decolonialism, sexualities, gender and art in the arab world, history and memory in contemporary Spain. Amongst his latest exhibitions: "Gina Pane. Intersecciones" (MUSAC, León, 2016); "Paz Errázuriz" (Madrid, Fundación Mapfre, 2015); "Woeful Weapons. Josep Renau and Martha Rosler Reacting to War", (IVAM,Valencia, 2015); "Genealogías feministas en el arte español: 1960-2010" (MUSAC, León, 2012). "Claude Cahun", (Jeu de Paume, Paris, 2011; Art Institute of Chicago, 2012). "Akram Zaatari: The Uneasy Subject" ( MUAC, México City, 2012). "Martha Rosler" (Centro José Guerrero, Granada, 2009). "La batalla de los géneros/Gender Battle" (CGAC Santiago de Compostela, 2007).
His latest publications: "Disobedience. Dissident Bodies and Subverted Spaces in Latinamerica and Spain´s Art. 1960-2010", Madrid, Egales, 2015; " From Maghrib to Mashrek. Dialogues on art and Geopolitics about North Africa, the Middle East and the islamic World" (Spanish and English), Murcia, Cendeac, 2012; "Phallic Order. Androcentrism and Gender Violence in XX Century Art" (Spanish),  Madrid, Akal, 2007.

22 mars 2017 : Adrian  Lahoud

La salle n’est pas ouverte avant 18h50.  Pour respecter les mesures de sécurité durant l’état d’urgence, il est nécessaire de s’inscrire préalablement : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr. Les portes seront fermées à 19h10.  For security measures, please register at this address if you wish to attend this event : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr  No access without registration.  The doors will close at 7.10 pm.   

Adrian Lahoud est le Doyen de l'Ecole d'Architecture du Royal College of Art à Londres. Auparavent il a dirigé le programme de MA (Master of Arts)  du Centre for Research Architecture, Goldsmiths University.  Chercheur, il participe au projet Forensic Architecture, abrité par Goldsmith University et financé par ERC; Lahoud est aussi Studio Master du M.Phil. (Master of Philosophy) Projective Cities in Architecture & Urban Design à l'Architectural Association (AA) et directeur du MArch Urban Design, un programme de recherche sur l’urbanisation dans un monde globalisé, mis en œuvre par la Bartlett School of Architecture (University College, London). 

La thèse de doctorat soutenue par Lahoud, “The Problem of Scale: The City, the Territory, the Planetary”, articule, à partir d’une réflexion philosophique sur la question (topique dans la théorie de l’architecture) de l’échelle, la géopolitique des nations à l’ère post-coloniale, les projections politiques de la cybernétique et la reconfiguration de l’hémisphère sud par la mobilisation climatique.

Il a conçu et organisé ou participé à de nombreuses expositions, dont "The Shape of the Eclipse" à l’occasion de "Let’s Talk about the Weather: Art and Ecology in a Time of Crisis", Sursock Museum Beirut (commissaires: Nataša Petrešin-Bachelez et Nora Razian); "Secular Cosmologies" dans "After Belonging, Triennial of Architecture Oslo", et "Floating Bodies" dans "Forensis: The Architecture of Public Truth", Haus der Kulturen der Welt Berlin (commissaires: Anselm Franke et Eyal Weizman).  Ses publications récentes incluent : "The Mediterranean: A New Imaginary" in: New Geographies (Harvard University Press), "Floating Bodies" in: Forensis: The Architecture of Public Truth (Sternberg), "The Bodele Declaration" in: Grain, Vapour, Ray: Textures of the Anthropocene (MIT Press), "Nomos and Cosmos" in: Supercommunity (e-flux), "Fallen Cities" in: "The Arab City: Architecture and Representation" (Columbia University Press), "Scale as a Problem, Architecture as a Trap" in: "Climates: Architecture and the Planetary Imaginary" (Avery Review Lars Muller) et "A Mandala to a Model" in: "Elements for a World: Stone, Water, Wood, Fire, Sky" (Sursock Museum, en collaboration avec Ashkan Sepahvand).  Adrian Lahoud a été l’un des participants du programme “Anthropocène” de la Haus der Kulturen der Welt, Berlin, un programme pédagogique expérimental rassemblant scientifiques, artistes, architectes, activistes et chercheurs de domaines très variés pour explorer les implications pratiques et philosophiques du changement climatique et des transformations environnementales généralisées.  Aujourd’hui lahoud élabore un projet d’enquête sur l’intersection de l’architecture, de l’anthropologie et de la sémiotique.

https://www.rca.ac.uk/more/staff/dr-adrian-lahoud/

https://www.ucl.ac.uk/bartlett/architecture/programmes/postgraduate/march-urban-design

https://sursock.museum/content/lets-talk-about-weather-art-and-ecology-time-crisis https://sursock.museum/content/ltaw-adrian-lahoud-shape-eclipse http://www.hkw.de/en/programm/projekte/2014/forensis/start_forensis.php http://hkw.de/en/programm/projekte/2014/anthropozaen/anthropozaen_2013_2014.php

Adrian Lahoud is Dean of the School of Architecture at the Royal College of Art. Prior to his current role at the RCA, he was director of the MA programme at the Centre for Research Architecture, Goldsmiths and a research fellow in the Forensic Architecture ERC-funded project; studio master in the Projective Cities MPhil in Architecture and Urban Design at the Architectural Association; and director of the MArch Urban Design at the Bartlett, University College London.  Drawing on nation building projects in the post-colonial period, early cybernetic forms of government and the mobilisation of climate research by the global south, Lahoud's PhD 'The Problem of Scale: The City, the Territory, the Planetary' sets out a theory of scale drawn from architectural practice in the context of emancipatory struggles. Recent exhibits include "The Shape of the Eclipse" at "Let’s Talk about the Weather: Art and Ecology in a Time of Crisis", Sursock Museum Beirut (curated by Nataša Petrešin-Bachelez and Nora Razian), "Secular Cosmologies" in "After Belonging, Triennial of Architecture Oslo", and "Floating Bodies" at "Forensis: The Architecture of Public Truth", Haus der Kulturen der Welt Berlin (curated by Anselm Franke and Eyal Weizman).   Recent publications include The Mediterranean: A New Imaginary in New Geographies (Harvard University Press), 'Floating Bodies' in Forensis: The Architecture of Public Truth (Sternberg), 'The Bodele Declaration' in Grain, Vapour, Ray: Textures of the Anthropocene (MIT Press), Nomos and Cosmos in Supercommunity (e-flux), 'Fallen Cities' in The Arab City: Architecture and Representation (Columbia University Press), 'Scale as a Problem, Architecture as a Trap' in Climates: Architecture and the Planetary Imaginary (Avery Review Lars Muller) and 'A Mandala to a Model' in "Elements for a World: Stone, Water, Wood, Fire, Sky" (Sursock Museum, in collaboration with Ashkan Sepahvand).  Adrian has been a part of the Haus der Kulturen der Welt’s Anthropocene curriculum, an experimental pedagogical project bringing together scientists, artists, architects, activists and scholars across a wide variety of fields to explore the practical and philosophical implications of climate change and widespread environmental transformation.   He is currently working on a project exploring the intersection of architecture, anthropology and semiotics.   https://www.rca.ac.uk/schools/school-of-architecture/architecture/ https://sursock.museum/content/lets-talk-about-weather-art-and-ecology-time-crisis https://sursock.museum/content/ltaw-adrian-lahoud-shape-eclipse http://www.hkw.de/en/programm/projekte/2014/forensis/start_forensis.php http://hkw.de/en/programm/projekte/2014/anthropozaen/anthropozaen_2013_2014.php  ----------------   Le séminaire "Something you should know: Artistes et producteurs" est soutenu par la Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte (http://www.fabarte.org)  Pour voir les anciens séminaires : http://www.vimeo.com/sysk/ Programmation passée et prochains rendez-vous: http://sysk-ehess.tumblr.com/ Et par abonnement à la newsletter  somethingyoushouldknow-request@ehess.fr

29 mars : Hala Mohammad

Née à Lattaquié au bord de la mer, Hala Mohammad est une poète et réalisatrice syrienne.  Depuis 2011, elle est exilée à Paris, ville où elle avait en 1986, complété  une licence en cinéma à l’Université de Paris VIII.
Journaliste, entre 1992 et 2002 pour la rubrique culturelle d’El Hayat,  quotidien arabe publié à Londres, Hala Mohammad a publié des articles dans Médiapart et l’Humanité, notamment. En 2014, elle a rédigé un appel pour la Syrie qui a été traduit et diffusé en plusieurs langues, à l’occasion d’une invitation au festival de littérature de Berlin.
Elle a à son actif six recueils de poésie en langue arabe publiés à Beyrouth. De nombreux poèmes des six recueils ont été traduits en anglais, français, allemand, suédois et turc pour des magazines culturels ou des anthologies. Elle est régulièrement invitée dans des festivals littéraires internationaux et a animé des rencontres littéraires avec des publics divers.
D’abord costumière pour le cinéma, et assistante à la réalisation, elle a réalisé six films documentaires, diffusés notamment sur la chaîne Al-Jazeera, dont « Voyage à travers la mémoire » (48’, 2006) qui accompagne trois intellectuels et anciens prisonniers d’opinion sur le lieu de leur détention, la prison de Palmyre.
En 2012, en collaboration avec la cantatrice syrienne Noma Omran, elle a créé le spectacle littéraire et musical « Le papillon syrien » en hommage au courage du peuple syrien (Festival du mot, la Charité sur Loire)
Dès son arrivée en France en 2011, elle a cofondé l’association Norias dont la mission est de promouvoir les échanges culturels entre l’Europe et la Syrie : Elle conçoit et anime des rencontres poétiques trimestrielles à l’Institut des Cultures de l’Islam. Une vingtaine de poètes arabes et syriens « réfugiés dans la poésie » y ont été invités.
Elle a créé  depuis 2014 le ciné-club syrien mensuel au cinéma l’Accatone à  Paris.
 
http://www.literaturfestival.com/archiv/die-syrische-lyrikerin-hala-mohammad-ueber-syrien/Hala%20Mohammad%20on%20Syria%20-French.pdf
http://www.literaturfestival.com/archiv/die-syrische-lyrikerin-hala-mohammad-ueber-syrien/Hala%20Mohammad%20on%20Syria%20-English.pdf
 
Poet, journalist and filmmaker Hala Mohammad was born in the Syrian port city of Lattakyia. She lives in exile in Paris, where she studied film at the Université Paris VIII, and graduated in 1986.
Since 1994 she has been active as a poet. Her work includes six poetry collections: The Soul Has No Memory (1994), Over That Mild White (1998), A Little Life (2001), This Fear (2004) and As If I Knocked On My Door (2008). A number of poems have been translated into english, french, german, swedish and turkish..
Moreover, she worked, between 1992 and 2002, for the cultural pages of El Hayat, a daily newspaper in arabic published in London and has published several articles in French and arab newspapers
She has also directed several documentaries, such as »Qat‘at Halwa« (A Piece of Sweet, 2006), and »Rihla fi al-Thakira« (Journey into Memory, 2006), in which she presented a portrait of political prisoners in Syria.
Since she arrived in France, she co-founded Norias, an organisation aimed to promote cultural exchanges between Syria and Europe ; she conceives and hosts poetic encounters at the Institute for the cultures of Islam in Paris, and has created a monthly syrian film club at the Accatone cinema in Paris.

10 mai :  Max Jorge HINDERER CRUZ

Ecrivain, chercheur, philosophe, traducteur spécialisé dans l’esthétique matérialiste, l’économie coloniale, la critique culturelle et l’histoire de l’art latino-américain,  le germano-bolivien Max Jorge Hinderer Cruz a été entre 2008 et 2011 l’un des trois commissaires de l’exposition “Principio Potosí” (principio signifiant en espagnol à la fois début et principe), présentée au musée Reina Sofia de Madrid et la Maison des cultures du monde de Berlin, avant les musées nationaux des beaux-arts (Museo Nacional de Arte) et d’ethnographie et de folklore (MUZEF) de La Paz.  A travers quarante-deux œuvres (coloniales baroques, espagnoles, et contemporaines boliviennes, l’exposition entendait montrer que “le capitalisme mondial et l’art moderne sont nés au XVII siècle à Potosí”, lorsque cette ville, scène primitive du capitalisme, comptait les mines les plus riches du monde et plus d’habitants que Londres ou Paris.

Depuis 2014, il est l’un des membres fondateurs du séminaire public Micropolíticas de São Paulo et coordinateur du P.A.C.A. (programme pour une action culturelle autonome avec  Suely Rolnik, Amilcar Packer et Pedro Cesarino).

Max Jorge Hinderer Cruz est l’auteur de Hélio Oiticica and Neville D’Almeida: Block-Experiments in Cosmococa—Program in Progress (MIT Press/Afterall Books, 2013 - avec Sabeth Buchmann) et il a coédité de nombreux ouvrages, dont Art and the Critique of Ideology After 1989 (KUB/Walther Koenig, 2014 – avec Eva Birkenstock et al).

Max Jorge Hinderer Cruz vit et travaille à Rio de Janeiro.
https://potosiprincipleprocess.wordpress.com/2011/11/16/principio-potosi-the-potosi-principle/

https://www.afterall.org/books/one.work/h-lio-oiticica-and-nevilled-almeida%20

ENG :
Max Jorge Hinderer Cruz is a Bolivian-German writer, editor, and philosopher specializing in materialist aesthetics, colonial economy, cultural critique and the history of Latin American art. Since 2014 he has been a founding member of São Paulo’s Seminário Público Micropolíticas and co-coordinator of P.A.C.A. (Program for Autonomous Cultural Action). From 2008–11 he was co-curator of the exhibition and publication project Principio Potosí (The Potosí Principle), presented at Museo Reina Sofía, Madrid; Haus der Kulturen der Welt, Berlin; and Museo Nacional de Arte / MUSEF, La Paz. He is the author of the book Hélio Oiticica and Neville D’Almeida: Block-Experiments in Cosmococa—Program in Progress (MIT Press/Afterall Books, 2013 - together with Sabeth Buchmann) and co-editor of several volumes, including Art and the Critique of Ideology After 1989 (KUB/Walther Koenig, 2014 - together with Eva Birkenstock et al). Hinderer Cruz lives and works in Rio de Janeiro.

24 mai :

24 mai à 19 h : Manthia Diawara

Manthia Diawara est né au Mali en 1953, et a passé une partie de son enfance en Guinée. Ttulaire d’une chaire à New York University où il enseigne la littérature comparée et le cinéma, Manthia Diawara y dirige l’Institute of African Affairs; il est aussi le directeur de la revue “Black Renaissance/Renaissance Noire”, une revue bilingue qui publie des essais, nouvelles, critiques littéraires et artistiques sur l’Afrique et sa Diaspora. Diwara a reçu de nombreux prix et distinctions, et enseigné à Princeton University, Harvard, Cornell, Stanford University, à l’École des hautes Études en Sciences sociales (Paris). Il a obtenu différentes subventions pour ses travaux, de la Ford Foundation, la Rockefeller Foundation, d’ARTE /ZDF et la Andy Warhol Foundation for the Arts.

Tout au long de sa carrière, Manthia Diawara a publié de nombreux ouvrages qui font référence, dont Black-American Cinema: Aesthetics and Spectatorship (ed. Routledge, 1993), African Cinema: Politics and Culture (Indiana University, 1992). Il a publié en 1993 Black American Cinema (AFI Film Readers), Londres, Routledge, et, avec Houston Baker et Ruth Lindeborg Black British Cultural Studies: A Reader (Black Literature and Culture Series), Chicago, University of Chicago Press. (1996; Blackface (With photographs by David Levinthal, Arena Press, 1999).

En 2003 Diawara a publié un récit autobiographique et politique, We Won't Budge: An African Exile in the World (Basic Civitas Books, 2003).

Cinéaste, Diawara a réalisé de nombreux essais filmés: Sembene Ousmane : la création du Cinéma africain (1993, 54mn); Rouch à l’envers (1995, 51min); En quête d’Afrique (1999, 19min); Diaspora Conversation (2000, 47min); Bamako Sigi-kan (2002, 76 min); Conakry kas (2004, 83min), 1er prix au Documentary Film Golden Dhow, Zanzibar International Film Festival 2004 ; Meilleur documentaire TV, 1er Prix Fiction & Documentaire, FESPACO 2005; Who’s Afraid of Ngugi ?/ Qui a peur de Ngugi ? (84 min, 2006) qui a reçu le Prix spécial du Jury au Zanzibar International Film Festival 2004; Maison tropicale (2008, 58min); Édouard Glissant : un monde en relation (52 min, 2010); Négritude (2005).

En 2017, Manthia Diawara a présenté à la Documenta, à Athènes et Kassel, An Opera of the World (70mn)

http://www.documenta14.de/en/artists/1940/manthia-diawara

Programmation et prochains rendez-vous par abonnement à la newsletter : somethingyoushouldknow-request@ehess.fr

Mots-clés : Visuel,

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (48 h = 12 ECTS)

Mentions & spécialités :

Renseignements :

le séminaire est constitué de deux séances complémentaires : un rendez-vous avec un artiste invité le mercredi soir, 19 h-21h, à la FMSH, 16-18 rue Suger 75006 Paris (ouvert au public dans la limite des places disponibles) et une séance de séminaire réservée aux étudiants inscrits en master et doctorat (horaire et lieu fixés ultérieurement). La participation aux deux séances est obligatoire pour toute validation du séminaire.

Les séances du mercredi soir étant irrégulières, il est recommandé de s'inscrire à la newsletter somethingyoushouldknow-request(at)ehess.fr (aucune programmation ne sera fournie à l'avance).

La liste des séances des années précédentes est consultable sur sysk-ehess.tumblr.com/

Direction de travaux d'étudiants :

sur rendez-vous.

Réception :

sur rendez-vous par courriel.

Niveau requis :

licence ou équivalent.

Site web : http://cespra.ehess.fr/

Adresse(s) électronique(s) de contact : falguier(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 18 mai 2017.

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