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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Débattre la mondialisation et la localisation

  • Ulrike Schuerkens, professeure à l'Université Rennes 2 (TH) ( CEMI )

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S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e lundis du mois de 9 h à 11 h (salle 1, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 7 novembre 2016 au 19 juin 2017. La séance du 5 décembre est reportée au 12 décembre (de 9 h à 13 h, salle 11, même adresse). Séance supplémentaire le 24 avril (salle 4), les 22 mai et 12 juin (salle 3)

La mondialisation est une thématique qui est largement débattue par les chercheurs – tant en sociologie qu’en anthropologie sociale ou encore dans les études du développement. Néanmoins, les approches et les intérêts dans ce champ d’études sont très différents. L’objectif du séminaire est ainsi de préciser ce cadre d’études et les nouvelles configurations des études de terrain afin de déboucher sur une nouvelle compréhension des flux et interconnexions dans une ère de mondialisation.

La mondialisation a changé radicalement les activités des acteurs tant dans les domaines du travail, du jeu, de la communication, de la coopération et de la collaboration en adressant de manière différente la culture, l’économie, la politique et d’autres dimensions du vécu quotidien. Dans le séminaire, des études de cas comparatives nous permettront d’encourager et de donner du sens à la pensée sur les deux dimensions du local et du mondial. En effet, la mondialisation produit de nouvelles formes de créativité culturelle, sociale et économique, des cultures, populations et produits « hybrides » qu’il faudra analyser et comprendre.

Nous allons aussi poser la question si la mondialisation capitaliste transnationale (« globalization from above ») crée des déficits démocratiques, une inégalité globale croissante, une marginalisation aux franges de la société et la dégradation de l’environnement. Ou est-ce le slogan des mouvements de justice sociale (« globalization from below ») qu’un autre monde est possible agit comme un puissant contre-courant ?

Après avoir consacré mon enseignement des dernières années à préciser les rapports entre la mondialisation et la localisation dans différentes régions du monde, le cours de cette année part du constat que l’approfondissement des inégalités sociales, la fragilisation des systèmes de protection et la crise des formes traditionnelles de participation mais aussi l’aspiration à la prise de parole des groupes sociaux démunis sont des déclencheurs des « exclusions » (S. Sassen) de couches entières de population, y compris les anciennes classes moyennes dans l’ensemble du globe. Le séminaire soulignera ainsi que l’état actuel du système mondial se caractérise par la recherche d’une redistribution des ressources des sociétés qui se développent soit vers une violence croissante et la marginalisation de certains groupes sociaux, soit vers l’articulation de nouvelles visions d’avenir par les mouvements sociaux localisés et/ou transnationaux mettant l’accent sur des valeurs comme la liberté, l’égalité et la solidarité. Les thématiques évoquées couvriront la diversité croissante face à l’exception ; la multiplicité des processus d’échanges dans le domaine de la consommation ; la violence face à la coexistence ; la place de l’agriculture et des marchés agricoles dans le développement et l’alimentation des populations ; la jeunesse du monde face à la précarité ; la construction d’une urbanité transnationale, mobile et diverse ; la précarité croissante de l’insertion économique, etc.

6 mars : Hans Peter Hahn, professeur à l'Université Goethe de Francfort sur le Main (Allemagne), directeur d'études invité fera une présentation sur la thématique suivante : "Mondialisation, Mobilité et Appropriation."

Hans Peter Hahn a surtout travaillé sur la mondialisation des objets matériels.

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Renseignements :

le séminaire est ouvert aux étudiants ainsi qu'à toute personne qui porte intérêt aux approches de la glocalisation dans le cadre d'une réflexion sociologique, économique et anthropologique. Auditeurs libres acceptés.

Direction de travaux d'étudiants :

Ulrike Schuerkens, par courriel. Pour une inscription en thèse ou en master, un projet écrit avec un CV incluant une photo est requis.

Réception :

sur rendez-vous pris par courriel.

Niveau requis :

Master pour les étudiants qui valident les ECTS. Les auditeurs libres sont acceptés quel que soit le niveau. Validation par une note de lecture et un exposé sur un ouvrage récemment paru traitant de la thématique du séminaire.

Site web : http://www.cemi.ehess.fr/index.php?2912

Adresse(s) électronique(s) de contact : Ulrike.Schuerkens(at)ehess.fr, uschuerkens(at)gmail.com

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 24 avril 2017.

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