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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Séminaire de philosophie économique

  • Feriel Kandil, maîtresse de conférence à l'Université Aix-Marseille ( GREQAM )
  • Miriam Teschl, maîtresse de conférences de l'EHESS ( GREQAM )

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

2e ou 4e vendredi du mois de 10 h à 12 h (EHESS-Marseille, Centre de la Vieille-Charité, 2 rue de la Charité 13002 Marseille), à partir du 30 septembre 2016

Le séminaire de philosophie-économique est concu comme un lieu d'échange et de discussion sur des thèmes qui sont en commun entre les sciences économiques et sociales et les questionnements philosophiques, comme par exemple la question de la rationalité, les choix individuelles et sociaux, la redistribution, la justice, la mesure du bien-être, mais aussi les questions méthodologiques et épistemologiques ainsi que certaines thèmatiques du champ de l'histoire de la pensée économique.

3 février 2017 de 14 h à 16 h, salle 205 : Nicolas Gravel (AMU, GREQAM): On Kantian Economics

10 mars de 10 h à 12 h : Geir B. Asheim (University of Oslo, Iméra).

12 mai : Thierry Ménissier (Pr philosophie, équipe « Philosophie, Pratiques & Langages » (EA 3699) Université Grenoble Alpes "Les démocraties face à la corruption : Conditions d’une approche philosophique contemporaine"
Dans cette intervention, nous voulons d’abord mieux l’apport de la philosophie dans l’analyse de la corruption en regard de ceux d’autres sciences sociales. Si elle apparaît traversée de courants variés et ne saurait se réduire à une formule unique, la philosophie, telle que nous l’entendons, vise la connaissance par concepts et fait partie des savoirs normatifs ; ces deux traits la singularisent en regard de cet objet particulier de connaissance qu’est la corruption.
Ensuite, nous entendons caractériser celle-ci, en l’appréhendant comme une catégorie juridique mettant en jeu les principes du rapport individuel à la loi tels que décrits par la philosophie moderne du droit. Il apparait que la corruption est possible pour l’individu qui, considéré comme libre, se soumet volontairement à la loi commune et respecte le bien public en tant qu’il est privativement inappropriable. Par conséquent, c’est en regard de ce qu’on appelle l’autonomie que la notion de corruption tel que l’entend le droit apparaît pertinente.
Les difficultés surgissent alors, du fait de la tension fondamentale entre autonomie et intérêt. Dans la définition de l’individu moderne, deux définitions du principe personnel d’action s’affrontent en effet (pour schématiser, Kant contre J. S. Mill). On montrera que, si cette tension est constitutive dans notre perception commune de la corruption, du point de vue de la logique de l’intérêt, tout se passe comme si on avait toujours raison de se laisser corrompre. Par suite, la lutte contre la corruption, ce fléau tout à la fois contraire à l’équité, à la démocratie et au développement, ne peut passer ni par la répression pure et simple, ni par des campagnes de « transparence », les unes et les autres étant nécessaires mais insuffisantes. Il faut repenser, sur le plan philosophique, l’anthropologie sociale et politique de la corruption ; en faisant l’hypothèse que la transformation promise par la modernité (le triomphe de la raison dans les conduites humaines) ne peut être intégralement réalisée, il convient de se doter d’un autre paradigme pour penser la situation de corruption – en intégrant au passage les cas contemporains de « quasi-corruption », très difficiles à penser et plus encore à réguler et à combattre.
Comme elle constitue un véritable « pouvoir oblique », entretenu par le ressort de l’intérêt et que l’éthique de type conséquentialiste n’a pas la possibilité d’éradiquer, la corruption gagnerait à être envisagée en regard d’une éthique de type arétaïque, c’est-à-dire qui privilégie les vertus, telle que la probité. Bien qu’elle soit issue d’un autre monde (plutôt classique que moderne), qui semble inadapté à nos démocraties « d’après la vertu civique », cette manière d’envisager la lutte contre la corruption trouve un point d’appui intéressant dans le républicanisme hétérodoxe d’un Machiavel.

19 mai : Constanze Binder de l'Erasmus Universiteit Rotterdam.

 

Intitulés généraux :

  • Miriam Teschl- Identité, préférences et bien-être. Approches conceptuelles.
  • Centre : GREQAM - Groupe de recherche en économie quantitative d'Aix-Marseille

    Renseignements :

    par courriel.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : miriam.teschl(at)ehess.fr, feriel.kandil(at)univ-amu.fr

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 10 mai 2017.

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