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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

La connaissance sensible : arts, sciences et lettres

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Le séminaire aura lieu du jeudi 10 novembre 2016 (18 h à l'ENS, 45 rue d'Ulm 75005 Paris) au 13 juin 2017. À partir de décembre, les séances auront lieu le 2e mardi du mois de 18 h à 21 h à l'EHESS (salle 8, 105 bd Raspail 75006 Paris). La séance du 10 janvier est reportée au 17 janvier (salle 13). La séance du 14 février est reportée au 28 février (salle 236, ENS 45 rue d'Ulm). Séances supplémentaires le 18 avril (de 19 h à 21 h, salle 11) et le 13 juin (de 9 h à 17 h, salle 13), 105 bd Raspail 75006 Paris

Depuis quelques années, la frontière épistémologique entre les arts, les sciences de la nature et les sciences humaines et sociales est remise en question par les acteurs de plusieurs champs disciplinaires. De plus en plus émancipées du fétichisme rhétorique qui avait jusqu'alors limité leur expression aux modèles discursifs de la monographie ou de l'essai avec notes de bas de pages, les sciences humaines et sociales s’ouvrent aujourd'hui à d’autres registres d’expression : on peut exprimer un problème « scientifique » à travers une pièce de théâtre, un film, une bande dessinée ou un roman. Parallèlement, les arts contemporains se conçoivent de plus en plus comme une forme spécifique de « sciences sociales » : ils ne se limitent pas à la production d’œuvres ou d’objets matériels, mais produisent des vérités sur le monde naturel et social qui ne peuvent s'exprimer que par un biais sensible. Depuis le fameux article d'Appleton en 1953 sur « l’expérience élégante », les sciences naturelles tendent elles aussi à mesurer leurs résultats à l’aune de catégories esthétiques.

C’est sur le territoire du sensible que ces hybridations surviennent : loin d’être la matière première que tout acte cognitif est obligé de réélaborer pour formuler une vérité, le sensible est plus exactement le médium universel de toute forme de connaissance. Le séminaire invitera des artistes et des scientifiques travaillant aux frontières des arts, des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales.

10 novembre 2016 : Peter Galison (Harvard University), « Time of Physics, Time of Art »
In the standard picture of the history of special relativity, Henri Poincaré's and Albert Einstein's reformulation of simultaneity is considered a quasi-philosophical intervention, a move made possible by his dis-connection from the standard physics of the day. Meanwhile, Einstein's engagement at the Patent Office (or Poincarés in the Bureau of Longitude) enter the story as lowly day jobs, irrelevant to fundamental work on the nature of the world. I have argued, on the contrary, that the all-too material and the most abstract notions of time cross in essential ways. In a collaboration with the artist William Kentridge (“The Refusal of Time”) we explored this intersection, pushing on history, physics, and philosophy into a more associative-imaginative register. From there, I will speak briefly about a new film I completed witih Robb Moss, “Containment,” about the struggle to contain radioactive materials for a time equal to that of human history. This talk is an account of this complex of time problems at the boundary of inquiry that alternates between art, physics and history.

13 décembre 2016 : UFE (UNFILMEVENEMENT), Les formes de l'expérience avec Cesar Vayssie et Yves Pages

17 janvier 2017 : Camille de Toledo, « Nos habitations fictionnelles »
Camille de Toledo parlera de ses « habitations fictionnelles », à partir d'une conception étendue de l'écriture à tous les langages. À travers une série d'images convoquées de façon aléatoire au fil de la discussion – photographies, installations, dessins – cette séance se propose d'explorer, selon un mode d'exposition en « onglets », des façons d'habiter et de penser nos temps. Comment concevoir le régime général de fictions dans lequel nous sommes encapsulés ? En quoi nos « habitations fictionnelles » accomplissent un « destin vertigineux » où se clarifie la dispute des temps ? Quelles sont les ressources narratives dont nous disposons pour répondre à la déception stationnaire du présent par une soif et une faim de métamorphoses et d'à-venir ? Voilà quelques questions qui nous occuperont collectivement pendant cet épisode du séminaire.

28 février : Noé Soulier, « Actions, mouvements et gestes »

28 mars : Philippe Quesne, Phillip John Usher, « Les mondes souterrains »

18 avril : Les Impatiens - Curating comme rhapsodie. Kantuka Quiros, Aliocha Imhoff

Aires culturelles : Amérique du Nord, Europe,

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Signes, formes, représentations

Intitulés généraux :

  • Emanuele Coccia- Histoire et théorie de la normativité chrétienne (des origines aux débuts de l’époque moderne)
  • Renseignements :

    par couriel : emanuele.coccia(at)ehess.fr.

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous par courriel : emanuele.coccia(at)ehess.fr.

    Réception :

    sur rendez-vous par courriel : emanuele.coccia(at)ehess.fr.

    Niveau requis :

    aucun niveau requis.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : emanuele.coccia(at)ehess.fr, aliceleroydumas(at)gmail.com

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 4 mai 2017.

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