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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Les diasporas : échelles d'intégrations et modes d'appartenances (16e-19e siècle)

  • Mathilde Monge, maître de conférences à l'Université Toulouse 2 Jean-Jaurès ( Hors EHESS )
  • Natalia Muchnik, maîtresse de conférences de l'EHESS ( CRH )

    Cet enseignant est référent pour cette UE

  • Marie-Carmen Smyrnelis, maître de conférences à l'Institut catholique de Paris ( Hors EHESS )

S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

1er, 3e et 5e jeudis du mois de 17 h à 19 h (salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 3 novembre 2016 au 1er juin 2017

Face au morcellement des historiographies, ce séminaire examine le fait diasporique par une approche comparée et croisée de plusieurs diasporas des XVIe-XIXe siècles (séfarades, huguenots, grecs, mennonites, etc). Contrairement aux diasporas contemporaines, elles permettent en effet de saisir l’ensemble du cycle diasporique, de l’émergence à la dilution, mais aussi le poids spécifique du religieux en amont des bouleversements de la sécularisation. On peut y lire la tension entre hétérogénéité et unité du phénomène, les effets des persécutions et de la clandestinité, la cristallisation des identités et des conflits d’appartenance ainsi que la construction de la mémoire collective.

Après avoir analysé les relations des diasporas au(x) territoire(s) en 2008-2011, nous poursuivons depuis 2012 une approche plus ciblée et localisée des modes d’intégration et des interactions entre les groupes diasporiques en milieu urbain. Amsterdam, Anvers, Bordeaux, Cadix, Cologne, Hambourg, Istanbul, Livourne, Londres, Smyrne et Venise, entre autres, nous offrent des cadres d’étude privilégiés. Ces villes, unifiées par la dynamique commerciale mais différenciées par leurs contextes politiques, permettent de tester la pertinence du concept de diaspora dans des sociétés portuaires fortement cosmopolites et « communautarisées ». Après les sociabilités professionnelles, les notions de coexistence, de clandestinité et de voisinage en 2012-2014, les espaces interstitiels et « intermédiaires » de la ville (rues, auberges, etc.) en 2014-2015, le séminaire a envisagé, en 2015-2016, les rapports aux différents pouvoirs et la constitution des réseaux personnels et collectifs.

Nous nous proposons désormais, en 2016-2017, de centrer la réflexion sur l’articulation entre extranéité et inclusion, tant à l’échelle urbaine que globale. Il s’agira notamment d’analyser les jeux des appartenances, à travers l’étude des trajectoires individuelles et collectives ainsi que la pratique des langues, locales et/ou appropriées par les minorités diasporiques. Nous nous intéresserons également aux relations inter-diasporiques aux différentes échelles, aspect qui a fortement mobilisé les diaspora studies. Nous prendrons enfin la mesure du poids des conditions socio-économiques et des opportunités commerciales, de la latitude de choix des acteurs et de l’incidence de ces liens inter-diasporiques dans la configuration et la cohésion des communautés.

16 mars 2017 : Jocelyne Dakhlia (EHESS), « La lingua franca, langue de commerce ? »

4 mai : Tijana Krstic, professeure à la Central European University (Budapest), invitée à l'Ecole au mois de mai, donnera quatre conférences auxquelles vous êtes cordialement invités.

Historienne de l’empire Ottoman à l’époque moderne et de ses connexions avec le reste du monde, Tijana Krstic s’intéresse aux circulations à travers les frontières impériales, culturelles et confessionnelles. Son ouvrage, Conversions to Islam: Narratives of Religious Change and Communal Politics in the Early Modern Ottoman Empire (2011), explorait ainsi la manière dont les musulmans ottomans et les auteurs chrétiens concevaient la conversion à l’Islam entre le 15e et le 17e siècles. Elle développe actuellement un projet intitulé “The Fashioning of a Sunni Orthodoxy and the Entangled Histories of Confession Building in the Ottoman Empire, 15th-17th Centuries”, financé par l’ERC.

Elle donnera une conférence intitulée « Moriscos in Ottoman Istanbul, 1560s-1640s ».

This lecture surveys the origins of the Morisco diasporic community in Ottoman Istanbul and explores both the methodological challenges of (re)constructing this group through the sources and its experiences of settling in the Ottoman capital. In particular, the lecture will examine the reactions of both Christian and Muslim groups to the refugees from Spain in the period when confessional and imperial rivalry between the Ottoman and Habsburg empires peaked and played out vividly on the diplomatic scene of the Ottoman capital. 

Suivi et validation pour le master : Bi/mensuel annuel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Domaine de l'affiche : Histoire - Histoire et civilisations de l'Europe

Intitulés généraux :

  • Natalia Muchnik- Les diasporas à l’époque moderne, XVIe-XVIIIe siècle : comparaisons, connexions
  • Renseignements :

    par courriel.

    Direction de travaux d'étudiants :

    sur rendez-vous par tél. : 01 49 54 23 37 ou par courriel.

    Réception :

    permanence le lundi de 10 h à 13 h.

    Niveau requis :

    ouvert à tous.

    Adresse(s) électronique(s) de contact : natalia.muchnik(at)ehess.fr, monge.mathilde(at)gmail.com, smyrnelis.mc(at)gmail.com

    Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 27 avril 2017.

    Contact : service des enseignements ✉ sg12@ehess.fr ☎ 01 49 54 23 17 ou 01 49 54 23 28
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