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Penser l’écodéveloppement : une approche plurielle de la crise écologique

  • Antonin Pottier, chargé de recherche au Cerna, École des Mines ( Hors EHESS )

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S'il s'agit de l'enseignement principal d'un enseignant, le nom de celui-ci est indiqué en gras.

Jeudi et vendredi de 13 h à 15 h 30 (ENGREF, salle 7, RdC, 19 av du Maine 75015 Paris), du 16 février au 3 mars 2017. Séances supplémentaires le mercredi 8 mars de 9 h à 11 h 30 et de 13 h à 15 h 30.

Le cours aborde différents aspects de la « crise » écologique, au-delà de ses aspects économiques. Penser l'écodéveloppement signifie d'abord s'interroger sur les problèmes écologiques, sur leur existence, sur leur origine, sur leurs causes. Cela signifie également réfléchir à la « bonne société », dans ses aspects locaux et internationaux. Cela signifie enfin connaître les différents acteurs sociaux mobilisés pour ou contre l'écodéveloppement.

Le cours donne des coups de projecteurs sur les points suivants :

  • l'origine du développement occidental et sa dépendance aux ressources, ainsi que le rôle de l'énergie dans la révolution industrielle. À partir des théories de la croissance, du rapport du club de Rome et de la « réponse » des économistes, on traitera la question de la substituabilité (forte ou faible), ainsi que celle de la courbe environnementale de Kuznets. On désacralisera les modèles mathématiques pour s'intéresser à leur signification.
  • l'histoire longue des préoccupations écologiques, des précurseurs de l'écologie aux penseurs de l'écologie politique (Jouvenel, Illich, Gorz...). On s'intéressera aux liens entre découvertes scientifiques, climat idéologique et situation sociale d'une époque, en distinguant différentes traditions nationales.
  • les tensions Nord-Sud. Les problèmes écologiques sont liés et souvent opposés dans les discussions internationales avec la question du développement des pays pauvres, une opposition à resituer dans le contexte de la spécialisation internationale des territoires. On se demandera si la question écologique relève d'un néo-colonialisme ou s'il est possible d'avoir un environnementalisme des pauvres.
  • la signification du développement à long terme. Des travaux sur l'économie du bien-être et du « bonheur », sur les indicateurs alternatifs de richesse, sur le rôle de la consommation seront mobilisés pour appréhender le concept de PIB et sa pertinence pour le long terme.
  • les obstacles à la « prise de conscience » des problèmes écologiques. En étudiant des cas précis de controverse fabriquée (climato-scepticisme, dangerosité du tabagisme) où les intérêts ou l'affabulation prennent le visage de pratiques scientifiques, on interrogera la possibilité de discerner ce qui relève du débat scientifique et ce qui relève des déstabilisations par des groupes d'intérêt.

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

Direction de travaux d'étudiants :

sur rendez-vous uniquement.

Réception :

sur rendez-vous par courriel.

Niveau requis :

M1 en sciences sociales.

Adresse(s) électronique(s) de contact : antonin.pottier(at)mines-paristech.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 24 février 2017.

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