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La nation à l’échelle locale en situation post-coloniale (2) : New Delhi et les réfugiés 1947-1960

  • Arundhati Virmani, ingénieur d'études à l'EHESS ( CNE )

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Mercredi de 10 h à 13 h (EHESS-Marseille, salle B, Centre de la Vieille-Charité, 2 rue de la Charité 13002 Marseille), du 12 octobre 2016 au 14 décembre 2016

Ce séminaire poursuivra (deuxième année) l’étude de la place et le rôle de la localité et du quartier dans la construction de la nation. Le terrain d’étude choisi est le quartier de Punjabi Bagh à Delhi, issu des revendications et des initiatives des migrants venus dans les années 1947-1950 de l’ouest du Punjab au moment de la partition.

À l’approche par en haut, qui lie la fabrique de la nation – « faire les Indiens » – aux idées, institutions, idéologies ou symboles politiques, il entend substituer les initiatives des migrants eux-mêmes et leurs formes d’action pour définir leurs identités. Dans l’historiographie indienne consacrée à la Partition, qui a récemment connu un fort développement, ces migrants, surtout des femmes, apparaissent soit comme des victimes de décisions politiques prises selon des logiques étatiques, soit comme les bénéficiaires de dispositifs de réhabilitation bricolés en hâte  par la nouvelle Union Indienne.

Trois questionnements seront ici mis à l’épreuve. Le premier suit le processus de négociation avec le gouvernement indien et les autorités locales pour exiger une reconnaissance des droits des réfugiés dans une ville où la répartition de l’espace et des diverses ressources commune s’effectue entre « citadins » anciennement établis. Comment ces « outsiders » peuvent-ils acquérir des droits à résider et à s’approprier un territoire dans la ville-capitale ?

Le deuxième analyse le processus à partir de la mise en place d’un nouveau quartier. Originaires des grandes villes du Punjab, comme Lahore ou Karachi, ces migrants cherchent-ils à reproduire leurs propres modèles urbains ou doivent-il s’adapter aux exigences et aux normes urbanistiques définies par la nouvelle nation ? Qu’en est-il de leur espace domestique ?

Le troisième s’intéresse aux pratiques collectives dans le quartier. Comment s’élabore l’appartenance nationale au quotidien ? La création d’un quartier en lien étroit avec une communauté ne va-t-elle pas à l’encontre de la politique nationale de bâtir la nation sur la diversité et d’habituer les gens à vivre ensemble leurs différences ? 

Les questions examinées ici dans le cadre de l’Inde au lendemain de l’indépendance feront l’objet d’analyses comparatives, pour cerner les processus d’assimilation dans des nations en construction qui proclament leur respect des différences culturelles.

Mots-clés : Urbaines (études),

Aires culturelles : Inde,

Suivi et validation pour le master : Hebdomadaire semestriel (24 h = 6 ECTS)

Mentions & spécialités :

Intitulés généraux :

Site web : http://centre-norbert-elias.ehess.fr/

Adresse(s) électronique(s) de contact : arundhati.virmani(at)univ-amu.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 15 juin 2016.

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