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Base de données des enseignements et séminaires de l'EHESS

Médias et sciences sociales

  • Sylvain Bourmeau, professeur associé à l'EHESS ( DEVE )

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2e lundi du mois de 18 h à 20 h (salle 11, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 novembre 2016 au 12 juin 2017. La séance du 13 février est annulée et reportée au 6 mars ; celle du 13 mars est reportée au 20 mars (même horaire, même salle)

Les relations entre chercheurs en sciences sociales et journalistes se caractérisent souvent par des malentendus et une méfiance réciproque, en partie produite par une forme de mise en concurrence de connaissance face à des objets communs. Ce séminaire entend ouvrir un espace d’échange théorique et pratique entre ces deux univers professionnels en s’attachant à penser, à l’ère numérique, la question de la publicisation des sciences sociales aussi bien que celle de la possibilité d’une infusion par ces différentes disciplines de la pratique journalistique.

Lundi 14 novembre 2016 : « Le Négationnisme économique, un brûlot qui a fait long feu ? Retour sur la médiatisation du livre de Pierre Cahuc et André Zylberberg »
Publié à la rentrée de septembre, Le Négationnisme économique et comment s’en débarrasser, le titre (et, parfois, le titre à lui seul déjà) de Pierre Cahuc et André Zylberberg a immédiatement déclenché un très vif débat dans les médias. Fait rarissime, un ensemble de journalistes traitant de l'économie ont, en réponse, co-signé « Contre l’intimidation économique », un texte collectif revendiquant leur liberté éditoriale et indiquant qu'ils ne laisseraient pas « s’installer un climat de chasses aux sorcières sous couvert de promotion de la “vraie science” ». (http://www.alterecoplus.fr/contre-lintimidation-economique/00012141). Cette séance du séminaire se propose de revenir à chaud sur cet épisode. Non pour mettre en scène un énième débat pour ou contre ce livre mais pour réfléchir collectivement entre chercheurs et journalistes sur les leçons à tirer de cet événement, sur la manière dont les médias peuvent rendre compte de l’état de la recherche et des controverses qui la traversent.

  • Avec André Orléan, économiste, directeur de recherche au CNRS et d’études à l'EHESS ; Frédéric Lebaron, sociologue, professeur à l’Université de Versailles-Saint-Quentin ; Christian Chavagneux, journaliste, éditorialiste à AlterEcoPlus et Alternatives Économiques et Pascal Riché, journaliste à L’Obs.

Lundi 12 décembre 2016 : « Les primaires, de nouvelles logiques médiatico-politiques ? »
Fortes d’un succès de participation notable, les élections primaires semblent s’institutionnaliser en France, au moins dans le cadre de l’élection présidentielle. Elles apparaissent ainsi comme une dispositif intermédiaire entre celui, classique, de la désignation des candidats par les partis politiques ou celui, déjà ancien, qui voit certains candidats étiquetés « présidentiables » par les commentateurs et sondeurs se présenter directement à l’élection. Pour le scrutin présidentiel à venir tous ces dispositifs cohabitent. À gauche, par exemple, Mélenchon relève du premier, Macron du second, alors que la primaire de gauche aboutira à la désignation d’un troisième candidat. Cette séance se propose d’échanger autour des logiques spécifiques nouvelles des primaires, s’agissant notamment du rôle des médias et des sondages. Comment ces logiques sont-elles peu à peu perçues (ou inaperçues) par les acteurs politiques et les commentateurs dans une période qui s’annonce peut-être comme celle d’une progressive transition encore largement inachevée ?

  • Avec Loïc Blondiaux, professeur de sciences politiques à Paris 1,  Éric Treille, politiste, chercheur au CRAPE et co-directeur avec Rémi Lefevbre du livre Les Primaires ouvertes en France (PUR)Thomas Legrand, journalisteéditorialiste à France Inter et auteur du documentaire Instincts primaires. Les coulisses d’une élection et Stéphane Alliès, journaliste à Médiapart.

Lundi 9 janvier 2017 : « Ce que le cas Trump révèle des effets médiatiques de la mutation numérique »
La victoire de Donald Trump à la primaire Républicaine puis à l’élection présidentielle américaine offre un cas d’étude aussi caricatural que précieux pour ceux qui tentent de saisir les nouvelles logiques à l'œuvre dans l’espace public. Non seulement le rôle des réseaux sociaux dans l’éclosion de « filter bubbles », la dissémination de fake news et, plus largement, l’apparition d’un régime que certains n’hésitent plus à qualifier de post-vérité mais aussi les effets plus insidieux et techniques produits par les nouveaux business models des médias, et notamment les raisonnements et pratiques en termes d’audiences au lieu de publics qui en résultent. 

  • Avec Julia Cagé, économiste, assistant professor à Sciences Po, Sylvain Parasie, sociologue, maître de conférence à l’Université Paris-Est/Marne-la-Vallée, Florent Latrive journaliste, délégué aux nouveaux médias de France Culture.

Lundi 6 mars 2017 : « Le principe d'irréalité, le mensonge et la propagande »
Dans le contexte du débat actuel autour des notions de post-vérité et de « fake news », j’ai demandé à Jacques Bouveresse, auteur en 2001 d’un Schmock ou le Triomphe du journalisme mais aussi en 2016 d’un Nietzsche contre Foucault : Sur la vérité, la connaissance et le pouvoir d’intervenir comme invité unique dans le cadre d’une séance spéciale du séminaire. Il y donnera une communication intitulée « Le principe d'irréalité, le mensonge et la propagande (quelques remarques inspirées de Karl Kraus, d'Orwell et de Chomsky)» que je vous propose ensuite de discuter ensemble, chercheurs et journalistes. S.B.

  • Avec Jacques Bouveresse, philosophe, professeur au Collège de France

Lundi 20 mars 2017 : « Nouveaux commentaires sur la société du spectacle »
De La Société du Spectacle (1967) à ses Commentaires sur la Société du Spectacle (1988) et au-delà, Guy Debord n’a cessé de prendre la mesure des progrès du spectacle, et tout porte à croire que lorsque la plus grande puissance du monde est dirigée par un animateur de téléréalité, ceux-ci ne sont pas près de s’arrêter. Mais ils exigent un rafraîchissement théorique, note Vincent Kaufmann : « Le spectacle n’est plus ce qu’il était, il exige d’être repensé dans le contexte d’une économie de l’attention et de la visibilité, propulsée notamment par les développements du numérique, mais pas seulement, que Debord, disparu en 1994, a certes pu pressentir, mais pas encore véritablement penser. On s’y emploiera ici : en tentant de reconstituer, à partir de la question de l’auteur, quelque chose comme une grammaire générale du spectacle, transmédiatique ou transdisciplinaire, qui soumet les acteurs culturels autant que les politiques à ses règles, à ses figures imposées et obligées. »

  • Avec Vincent Kaufmann, professeur à l’Université de Saint-Gall et auteur notamment de Guy Debord. La révolution au servce de la poésie (Fayard) et de La Faute à Mallarmé (Seuil) et Johan Faerber, critique littéraire, éditeur et co-fondateur et co-rédacteur en chef de Diacritik

Domaine de l'affiche : Sociologie

Intitulés généraux :

Adresse(s) électronique(s) de contact : sylvain.bourmeau(at)ehess.fr

Dernière modification de cette fiche par le service des enseignements (sg12@ehess.fr) : 13 mars 2017.

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